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Le fonctionnement respiratoire

UNE ÉNERGIE VITALE
Partie 2/3

UNE ÉNERGIE VITALE

Depuis la nuit des temps, des civilisations et cultures ancestrales, de grandes traditions du monde entier ont porté une attention particulière, une importance sacrée à l'étude du souffle. Pour le célèbre médecin Hippocrate, l'observation du souffle faisait déjà partie du diagnostic, sans oublier qu'en grec, "pneuma" (πνεύμα) désigne à la fois le vent, l'air, le souffle, la respiration, mais aussi l'esprit et l'âme. D'ailleurs en latin "respirare", et en suite en français "respirer" contient dans son étymologie la racine "spiritus" (esprit). En Chine le souffle c'est lui qui nourrit le "Qi", l’énergie vitale. En Inde et plus précisément en yoga, le souffle on l’appelle "Prana" et pour encore une fois c'est la Vie, c'est l’énergie qui lie l'homme et l'univers.

Oui, le souffle c'est la vie, ou plus précisément c'est notre précieuse source d’énergie pour continuer à vibrer, à digérer, à bouger, pour grandir, pour parler ou pour chanter...
Nous venons dans ce monde avec un cri, nous partons de ce monde avec un dernier souffle.

Nous pouvons survivre sans manger pendant plus de 3 semaines; nous pouvons vivre sans boire pendant 3 jours; par contre, notre corps commence à sonner l'alarme dès que nous essayons de retenir notre respiration plus d'une minute (avec une pratique consciente et quotidienne, nous pouvons déplacer nos limites bien au-dessus de ça!).
"Le mental est le roi des sens; le souffle est le roi du mental."
– B.K.S. Iyengar
Notre santé, physique ET psychique dépend réellement de la manière dont on respire:
Des études scientifiques, de plus en plus nombreuses, démontrent que l'asthme et les obstructions des voies respiratoires, la dysfonction métabolique (ex.diabète), les infections chroniques, les lésions cérébrales, ainsi que l’anxiété, la dépression, les attaques de panique, les épuisements et les burnout... sont souvent des symptômes et des signes d'un dysfonctionnement respiratoire.
La bonne nouvelle: en trouvant un geste respiratoire sain et fonctionnel, nous pouvons inverser la courbe et créer un cercle vertueux pour notre bien-être et notre guérison.

Comment fonctionne la respiration?
À la naissance, notre rythme respiratoire est d'environ 50 cycles / minute; quasi une respiration par seconde, des bouffées d'air rapides et irrégulières pour oxygéner notre corps, nos organes, nos cellules et tout genre des tissus qui ont soif d'air et d’oxygène.
Des années plus tard, en tant qu'adultes, nous respirons en moyenne entre 6 et 18 fois par minute pour un volume de 6 litres d'air par minute.

À chaque inspiration nos muscles inspiratoires se contractent (le muscle inspiratoire principal est le diaphragme) et ainsi une sous-pression se crée pour faire appel à l'air extérieur du corps. L’oxygène (et surtout l'azote en 78%) passe par nos voies aériennes supérieures (nez, pharynx, trachée), traverse les bronches et les bronchioles pour arriver aux alvéoles au sein de nos poumons. C'est là ou l’échange gazeux (oxygène - CO²) se produit entre les millions d'alvéoles pulmonaires et les capillaires qui les enveloppent.

À chaque expiration les muscles inspiratoires se relâchent et le diaphragme remonte passivement dans le thorax pour retrouver sa position de repos - c'est ainsi que l'air (enrichi en CO²) sort de nos poumons.
Dans le cas où on cherche une expiration active (ex. quand on chante "fort" ou quand on tousse) on utilise les muscles expiratoires (intercostaux internes, grand droit, obliques et transverse) pour augmenter davantage la pression intrathoracique.
Attention quand même aux verrous. Une expiration active doit toujours se faire avec conscience, dans le respect de nos limites, à l'écoute de nos corps et de nos voix.

Si cette description aux termes difficiles à assimiler parait compliquée, en fait ...c'est une version SIMPLIFIÉE pour décrire ce processus miraculeux, ce "va et vient" du souffle, ce rythme vital d'une importance majeure. J'avoue que la description d'un miracle (comme celui du souffle) n'est pas si facile que ça... :)

Et quid pour le CHANT?
La voix chantée, encore plus que la voix parlée, demande une source d’énergie bien présente pour pouvoir se produire.
Est-ce qu'il faut "respirer par le ventre"? Est-ce qu'il faut "prendre beaucoup d'air", "baisser les épaules", "inspirer par la bouche", "pousser le diaphragme", "garder les cotes ouvertes", "contracter le périnée", "chanter dans une colonne d'air", "soulever le palais mou"... ou tout simplement, est-ce qu'il faut vraiment "apprendre à respirer"?

Pour avoir mon avis à toutes ces questions fondamentales, je vous invite à patienter jusqu'au prochain article de mon blog...
A SUIVRE...
Si cet article vous a plu et si vous voulez me soutenir dans cette démarche, merci de le partager au plus grand nombre.
Votre soutien va me motiver pour continuer l'alimentation de ce blog avec encore plus d'articles sur la technique vocale, le chant diphonique et la méditation sonore...

Au plaisir de...RESPIRER un jour ensemble :)
Iannis
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